Définition de l’empathie

Définition de l'empathie

Comme tout le monde, vous savez que l’empathie traduit un sentiment de bienveillance envers autrui. Mais connaissez-vous sa définition exacte et les éléments qui la distinguent de la compassion ? Aujourd’hui, nous allons vous faire découvrir tous les secrets de l’empathie !

Définition de l’empathie

L’empathie, c’est la capacité à comprendre et ressentir ce que l’autre ressent. En deux mots, être empathique, c’est se mettre à la place d’une personne qui vit une situation délicate. Pour réussir à partager les sentiments et émotions d’autrui, il faut faire preuve de compréhension. Concrètement, cela revient à se demander ce que l’on ressentirait si nous étions concernés par ces épreuves vécues par notre entourage. Si l’empathie nous amène à comprendre et à partager les sentiments et émotions des autres, elle nous invite à préserver un certain recul sur la situation. En effet, nous parvenons à faire la part de choses et gardons à l’esprit qu’il ne s’agit pas de notre situation.

Quelles différences avec la compassion ?

La compassion va plus loin. Être compatissant, c’est d’abord être touché et se sentir directement concerné par la souffrance des autres. Cela revient à ressentir une forme de souffrance. Parce que la compassion nous investit davantage, nous nous efforçons de réagir en tentant de trouver un moyen d’alléger la souffrance d’autrui. Ainsi, lorsque l’empathie se transforme en acte, on peut parler de compassion. A cet instant, on ne se contente plus de ressentir la peine, on envisage de l’atténuer.

Pourquoi faut-il être empathique ?

Être empathique est inhérent à l’intelligence émotionnelle et est très bénéfique dans la vie personnelle et professionnelle. En effet, cette capacité à ressentir et partager les sentiments des autres nous permet d’améliorer notre relationnel et de mieux comprendre les personnes qui nous entourent. En outre, réussir à appréhender l’état émotionnel des personnes que nous côtoyons nous permet d’adapter nos comportements en fonction de leurs besoins et attentes. Ainsi, l’autre perçoit notre intérêt et notre écoute attentive.

L’empathie peut être désintéressée ou intéressée. Dans le premier cas, elle traduit un intérêt sincère pour l’état émotionnel d’autrui. Il s’agit donc d’exprimer sa bienveillance sans attendre de retour. En revanche, l’empathie intéressée vise un objectif précis. On la retrouve souvent dans le cadre professionnel lorsqu’un vendeur souhaite répondre aux attentes de son client pour vendre son produit. Le fait de faire preuve d’empathie l’aide à installer ce climat de confiance et prouve sa bienveillance.

D’un point de vue plus général, l’empathie favorise la qualité des relations humaines. Désintéressée, elle se fonde sur la bienveillance, la compréhension et l’acceptation de l’autre sans jugement.

Les limites de l’empathie

Si bénéfique soit-elle pour les relations sociales, l’empathie pose tout de même quelques inconvénients. D’abord, elle peut se révéler éprouvante. En effet, si vous êtes entouré de nombreuses personnes vivant des situations délicates, vous risquez une surexposition aux sentiments liés à la souffrance. D’un point de vue émotionnel, se mettre à la place des autres peut conduire à un réel épuisement. Dans ce cas, il faut savoir réagir et prendre du recul pour préserver votre équilibre psychique.

Autre inconvénient révélé par l’empathie : le fait de diriger ce sentiment bienveillant vers certaines personnes uniquement. Certes, il est naturel d’être davantage touché par le malheur des personnes qui vous sont proches, mais dans certain cas, ce tri inconscient peut vous être défavorable. Au travail par exemple, un manager peut se révéler injustement plus empathique avec certains membres de son équipe, ceux qui partagent ses idées et sa vision des choses.

À savoir, les personnes naturellement empathiques ne sont généralement pas concernées par ce risque d’empathie sélective. En revanche, elles sont sujettes à un excès d’empathie pouvant se révéler néfaste pour leur équilibre émotionnel.

Les principaux risques d’un excès d’empathie

Être empathique, c’est bien, mais l’être à l’excès peut nuire à votre équilibre émotionnel. Voici les raisons pour lesquelles il faut savoir mesurer ce sentiment de bienveillance :

  • Vous pourriez être perçu(e) comme une personne étouffante par votre entourage. En vous impliquant à l’excès auprès des gens que vous aimez, vous entraveriez leur autonomie. Ces personnes percevraient votre dévouement comme une forme de prise de contrôle.
  • Vous finiriez par vous oublier à force de prendre trop soin des autres. Il ne faut pas négliger ses propres sentiments au détriment de ceux de son entourage.
  • À force de faire preuve d’empathie à l’excès, vous pourriez devenir dépendant de la reconnaissance que vos attentions vous apportent. Or, on ne peut s’épanouir en dépendant de la gratitude de son entourage.
  • Une autre conséquence néfaste de cet excès : une intense fatigue émotionnelle. Ce phénomène est très présent dans le milieu professionnel de la santé.

Peut-on apprendre l’empathie ?

Il est tout à fait possible de travailler son empathie. En termes de développement personnel, cela peut être très bénéfique. Pour y parvenir, il faut commencer par laisser un peu de place aux autres, c’est à dire ne plus focaliser sur soi et offrir une attention sincère à son entourage. Cette première étape franchie, vous devez écouter sans juger. Il faut savoir prendre du recul pour ne pas investir pleinement votre esprit critique et rester ouvert. Ainsi, vous pourrez tenter de comprendre les sentiments d’autrui. Pour les appréhender, vous pouvez également observer les comportements, les gestes, le ton employé, tous les moyens qui permettent à chacun de traduire ses sentiments et émotions. Si vous êtes attentifs à tous ces éléments, vous comprendrez avec beaucoup plus d’aisance l’état émotionnel des personnes avec lesquelles vous échangez.

Devenir empathique impose donc de travailler ses capacités d’observation et son ouverture d’esprit. C’est à la portée de chacun d’entre nous ! Alors, pourquoi se priver des avantages que ce changement de comportement peut vous offrir ?