Sortir des attentes sociétales : apprendre à vivre seul pour mieux vivre en couple

Christophe L.

Lé célibat

Notre société ne nous offre que peu d’aide pour être calmes et à l’aise en notre compagnie. La vie de célibataire est souvent perçue comme un état temporaire et dépressif, imposé plutôt qu’accepté. Cependant, l’idée que quelqu’un puisse vouloir ou avoir besoin de passer du temps seul, peut-être pendant de longues périodes, effraie un monde où les couples silencieusement malheureux cherchent à se rassurer qu’ils n’ont pas pris la mauvaise décision. Les publicitaires ne se lassent pas de nous montrer des images de couples heureux se promenant main dans la main sur les plages, et de nombreux lieux de divertissement, destinations de vacances et occasions sociales se sentent obligés de mépriser, surcharger et autrement diminuer les personnes qui ont eu l’audace de sortir seules.

Malheureusement, être malheureux en étant célibataire peut gravement altérer notre jugement quant à la personne avec qui nous pourrions nous mettre en couple. Tout comme une personne affamée mangerait n’importe quoi, nous sommes également enclins, dans une détresse émotionnelle, à courir vers le premier night-club pour trouver un partenaire que nous aurons honte de retrouver à l’aube. Finalement, nous apprendrons que se trouver dans une relation insatisfaisante est encore plus solitaire qu’être seul.

Le défi principal de la solitude est de faire face à la peur de ce que signifie la vie de célibataire : la solitude est supportable en fonction de la « normalité » (un concept hautement nébuleux mais hautement influent) de notre état à un moment donné. Elle peut être une pause dans une vie occupée et honorables ou la preuve que nous sommes indésirables, misérables, répugnants et atteints d’une maladie émotionnelle.

une personne seule regardant l'horizon

Mais il y a de l’espoir dans cette difficulté, car cela suggère qu’en travaillant sur ce que signifie être seul pour nous, nous pourrions théoriquement supporter des périodes de solitude prolongées.

Pour nous construire un nouveau modèle mental de ce que devrait vraiment signifier la solitude, nous pourrions répéter quelques-uns des arguments suivants : malgré ce que pourrait nous dire une voix hostile dans notre tête, c’est nous qui choisissons de nous retrouver seuls ou pas. Notre solitude est volontaire plutôt qu’imposée. Personne n’a besoin d’être seul tant qu’il n’a pas de problème avec la compagnie qu’il a. Mais nous avons des exigences : la mauvaise compagnie est beaucoup plus solitaire pour nous que d’être seuls. Elle est plus éloignée de ce qui nous importe, plus agaçante dans son insincérité et plus rappelant la déconnexion et la méprise que la conversation que nous pouvons avoir dans le calme de notre propre esprit. Être seul n’est pas la preuve que le monde nous a rejetés, c’est un signe que nous avons examiné les options disponibles et avons, avec sagesse, rejeté certaines.

Il est également important de se rappeler combien de temps il peut prendre de trouver quelqu’un, étant donné notre sélectivité (pour de bonnes raisons). Nous ne cherchons pas n’importe qui. Le bon candidat ne sera pas plus facile à trouver qu’un bon travail ou une belle maison. Cela peut prendre des mois, voire des années. Les attentes ont de l’importance. Si nous considérons une décennie comme un cadre plausible, alors six mois passeront rapidement.

La force de l’autonomie

Il n’y a pas de meilleure garantie d’une relation réussie que de savoir que nous pouvons, et que nous gérons parfaitement bien, seuls. Cela signifie que nous ne chercherons qu’une personne qui peut vraiment contribuer à notre vie, pas quelqu’un qui peut faire la lessive avec nous ou nous tenir compagnie le dimanche soir. Cela nous donne la force de sortir rapidement des unions insatisfaisantes. Être en couple ne doit pas signifier que nous sommes entièrement dépendants de l’autre pour notre estime de soi, notre gestion quotidienne de soi ou pour satisfaire nos besoins domestiques. Lorsque nous avons l’expérience de réussir seuls, nous serons en mesure de faire face aux moments inévitables où même un partenaire très agréable ne peut pas nous soutenir.

la pièce du roi aux échecs

Notre solitude est notre propre choix et une opportunité de croissance personnelle. Il est important de se rappeler que la recherche de l’amour ne doit pas être précipitée et que l’autonomie est la clé pour une relation saine et réussie.

Apprendre à apprécier la solitude

  • Prendre le temps de se connaître soi-même et de découvrir ses passions et ses intérêts.
  • Réapprendre à apprécier la compagnie de soi-même et à s’occuper de ses besoins émotionnels.
  • Explorer de nouveaux horizons et vivre de nouvelles expériences en solo.
  • Développer une confiance en soi solide en ne dépendant pas de la validation des autres.

Il est important de se rappeler que la solitude n’est pas nécessairement synonyme de solitude ou de manque, mais plutôt d’autonomie et d’indépendance. Apprendre à apprécier la solitude peut nous aider à mieux apprécier la compagnie des autres lorsque nous la cherchons.

En résumé

Notre société a tendance à présenter la vie de célibataire comme un état temporaire et dépressif, mais cela ne doit pas être le cas. La solitude peut être une opportunité pour apprendre à se connaître soi-même, découvrir ses passions et ses intérêts, explorer de nouveaux horizons et développer une confiance en soi solide. En ayant une expérience significative de réussir seul, nous serons mieux équipés pour faire face aux moments où même une relation satisfaisante ne peut pas nous soutenir. Il est important de se rappeler que la recherche de l’amour ne doit pas être précipitée et que l’autonomie est la clé pour une relation saine et réussie.

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