Spiritualité

Le mythe de la druidesse et le féminin sacré : entre folklore new age et un retour à la puissance féminine

Par Elia Lutz , le 27 mai 2022
druide femme

Depuis quelques années déjà réapparait un peu partout sur les réseaux sociaux la figure de la sorcière ainsi que celle de la druidesse portée par un écoféminisme de plus en plus revendiqué. Mais qu’en est-il exactement, est-ce simplement une tendance supplémentaire ou une véritable quête de sens qui touche aujourd’hui un public de femmes toujours plus hétéroclite ? Car quel que soit l’âge de ces femmes à travers le monde, le retour au féminin sacré semble bel et bien amorcé. Nul besoin de trembler messieurs, car même si celui-ci est souvent apparenté au féminisme, qui dans son essence n’est autre que l’égalité des sexes, il est avant tout question ici de cette force et de cette puissance que nous portons toutes et tous en nous.

druidesse ancienne

Qu’est-ce le féminin sacré ?

Souvent décrit comme cette puissance féminine qui anime les femmes, il est cette connexion avec la terre-mère la déesse gaïa et son don de vie. C’est donc de cette essence sacrée, de cette source ou encore énergie dont il s’agit et que certaines femmes souhaitent à nouveau honorer aujourd’hui. Le féminin sacré représente cette énergie créative bien au-delà de la procréation, il est cette puissance intérieure viscérale et intuitive qui nous habite. Quant au masculin sacré, il est rattaché à d’autres qualités que la créativité, l’amour, l’intuition… et tout deux forment ensemble deux forces qui se complètent. Aucunement une notion de suprématie dans le féminin ou le masculin sacré bien au contraire, car ils s’étendent au-delà des genres. Il s’agit surtout de prendre conscience par différents rituels de notre essence divine en tant qu’être spirituel et bien évidemment physique. L’acception par le féminin sacré de la femme dans toute sa beauté et sa puissance.

féminin sacré

Pourquoi ce retour à un mysticisme ancien ?

Le féminin sacré fait écho à des cultes anciens qui prennent leur source dans la préhistoire et sont des sortes de repères dans un monde à la dérive. C’est en quelque sorte un retour aux sources, à des valeurs anciennes où le féminin était sacré et vénéré. Marquées par plusieurs millénaires de patriarcat, les femmes par cette approche du féminin sacré sont invitées non pas à rejeter mais à prendre en compte leur histoire récente. Retrouver une identité, une puissance et transcender ce que notre société à engendrer par la perte de repères, c’est à dire une perte de sens. C’est ainsi que se fait de plus en plus ressentir un désir de spiritualité mais non pas dogmatique mais plus axé sur le sensible en se reliant à l’environnement d’où la naissance de l’écoféminisme il y a quelques décennies. Peut-être plus édulcoré aujourd’hui que dans les années 70 où les féministes voyaient un lien étroit entre l’exploitation par le patriarcat de la nature et celle du corps des femmes.

femme magique mystique

Prêtresses, druidesses, vestales etc…

Dans l’Antiquité, ces femmes étaient vénérées voire même craintes pour certaines d’entre elles. C’est donc dans le paganisme que la femme avait une place bien plus importante que dans les religions monothéistes. Avant même d’être reléguées à cette place d’épouse, les déesses étaient seules au panthéon. De nos jours, ces grandes figures féminines inspirent bien des femmes et pour cela il suffit de regarder Instagram ou Facebook. Les prêtresses, druidesses et vestales sont devenues à nouveau pour un grand nombre de femmes des modèles. Rattachée au culte, la prêtresse est une femme ou une jeune fille vouée corps et âme à une divinité. Magicienne et prophétesse, la druidesse est une figure plus énigmatique et envoutante. Elle fait partie intégrante de notre culture bien plus que la chamane. C’est sûrement elle qui va le plus incarner ce retour à la nature, à cette reconnexion tant désirée. Elle a la connaissance des simples, des élixirs et c’est elle qui possède la sagesse féminine, celle de la lune, du cycle des saisons etc. La vestale quant à elle, est celle qui est vouée à la chasteté et qui garde le feu sacré etc.

Ce sont donc toutes ces figures du féminin issues de temps anciens qui dans toutes leurs pluralités abreuvent nos imaginaires d’aujourd’hui.

Elia Lutz

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